10 avril 2008

Leaving Bangkok

304533319.JPG
Attente en gare I, Bangkok, 10 Avril 2008 [Fred]
1434891671.JPG
Attente en gare II, Bangkok, 10 Avril 2008 [Fred]
1759943719.JPG
Depart, Bangkok, 10 Avril 2008 [Slanka]
1771524324.JPG
Dormeuse, nuit du 10 au 11 avril 2008 [Fred]
2099117642.JPG
Dormeurs, nuit du 10 au 11 avril 2008 [Fred]

 

 

06 avril 2008

Renversante Bangkok

569898668.JPG
Entree de l'un des innombrables centres commerciaux de Bangkok, Bangkok, Avril 2008 © Slanka
 1893788338.JPG
Meme endroit, fashion victim ? Bangkok, Avril 2008 © Slanka

02 avril 2008

Peau benite

Les devotions religieuses boudhistes peuvent revetir de nombreuses formes, disons... une infinite (c'est surement faux, mais ca ne l'est tres certainement pas tout a fait). L'une d'elle consiste a acheter puis aller deposer une feuille d'or sur une des nombreuses images (des statues, la plupart du temps) de bouddha disseminees dans les temples... Ainsi pare de sa seconde peau aurifere, le saint icone ne manque pas de vous porter bonheur, de proteger les votres contre le mauvais oeil ou de vous eviter de vous planter en moto sans casque. Quoiqu'il en soit, le resultat de ces operations chirurgicales est pour le moins enthousiasmant de contraste et de lumiere.

514735242.jpg
Bouddha assis, "prenant la terre a temoin". Wat Si Chum, Sukhotai, 02 Avril.
221696672.JPG
Bouddha assis, Wat Si Chum, detail de la main.  Wat Si Chum, Sukhotai, 02 Avril.
Les ongles et les phalanges sont plus ou moins partiellement recouvertes de feuilles d'or appliquees par les devots lors de rituels de benediction.

29 mars 2008

Herpetologi(qu)e

Tour d'horizon tres leger et tres flou ($#%& d'appareil numerique, je n'arrive pas a m'y faire !!!) d'un bestiaire reptilien en tout genre... J'ai fini par accepter le fait qu'il valait mieux montrer des photos tres moyennes (et je reste poli) plutot que pas de photo du tout... Toutes photos prises a la Ferme aux serpents, Mae Sa, le 29 mars

201565727.jpg
Ces yeux sont-ils verts ? marrons ? or ?


634874897.jpg
Enlacement marécageux.

107162921.JPG
Cobra siamois, "very dangerous", comme on dit.
482317072.JPG
Crocodile neurasthenique (on le serait a moins dans 3 m carre).
1070621443.JPG
Le Baiser au Python ou "comment avoir les chocottes et faire le malin".
 

23 mars 2008

Mangues, frou-frous et saltimbanques

En premier lieu il y a cette agitation dans les rues du centre de la vieille ville : vous percevez à distance la melopée lancinante d'une prière bouddhiste issue d'un temple tout proche, rythmant les pas nonchalants des piétons en masse. Les vôtres (de pas) vous mènent ou bon leur semble, subjugué que vous êtes par cet improbable mélange de genres : vous êtes dans le marché du dimanche, vous êtes à Chiang Mai.

Un étal de bibelots en bois jouxte celui d'un presseur d'agrumes. Leur faisant face, un chapelier vous explique en un large et étincellant sourire qu'il fabrique lui-même ses couvres-chefs, le nombre et le clinquant de ses dents en or vous laissant penser que son affaire marche bien. Vous le saluez et passez à sa voisine, une enfant pour dire le vrai, dont les mains manipulent avec une dextérité déconcertante une pince et du fil de cuivre pour fabriquer en quelques minutes une bague dont l'enchevêtrement aussi complexe que gracieux vous laisse pantois, hypnotisé par ces doigts arachnéens. Reprenant vos esprits, et par la même vos pas, vous passez plusieurs stands vendant savons, herbes, épices, pantalons traditionnels, encore des chapeaux, bonbons, lampes polymorphes en noix de coco représentant girafe, éléphant ou cochon (j'ai vu plusieurs touristes s'arrêter pour en admirer l'originalité et la beauté ???!!! Par respect pour l'Europe, je tairai leur nationalité). Ou en etais je ? Ah oui, les lampes... mais aussi des sandales en caoutchouc découpées sur place et sur mesure, des gravures de scènes buccoliques en bois vernissé (il doit y en avoir qui aiment, j'imagine), et que sais je encore...

Fatalement, arrive un moment ou la tête ne manque pas de vous tourner, et c'est à ce moment précis (comme la vie est bien faite parfois !) que vos yeux croisent ceux de la charmante vendeuse de mangue sur riz gluant. J'arrête tout de suite les franchouillards qui viennent de partir aux toilettes à l'évocation du nom de ce plat. Une portion de riz gluant (un bloc de riz rendu compact par je ne sais trop quelle substance légerement sucrée) est alors surmontée de fines lamelles de mangue orange fraichement découpées : ceux qui ne connaissent pas auront du mal a imaginer le plaisir que le mélange procure en bouche...

 Une fois ragaillardi, vous repartez en campagne, vous demandant qui du chanteur de rue avec sa guitare et son béret jamaicain ou du moine boudhhiste a la plus belle voix. Puis votre oreille percoit un rythme endiablé et vos regards se portent vers ces saltimbanques, assis au sol en rang d'oignons et dont les instruments oscillent entre le sceau en plastique retourné (le tambour), une large et plate boite de conserve sur laquelle une nuée de clés vous offrent le son d'une caisse (presque) claire, une vieille guitare traditionnelle sans âge et en pénurie de cordes intactes... Un harmonica balance le tout, faisant se mouvoir en cadence les orteils d'un public médusé. Tout ca serait déja formidable si vous ne vous aperceviez pas qu'en plus d'avoir du talent et le sens du rythme, ces quatre hommes sont aveugles. Lorsqu'ils achevent leur morceau, outre applaudir a tout rompre, vous auriez bien envie de les prendre dans vos bras, et de les feliciter chaleureusement, au lieu de ca, vous y allez de votre petit billet et glissez un "Merci !" dans leur langue, en joignant les mains pour y mettre toute la conviction dont vous êtes capable. Un "merci" peut paraitre si faible pour exprimer ce qu'on ressent...

Vous passez votre chemin, enfin, vous slalomez aussi bien que vous pouvez entre les nuées de marcheurs comme vous. Vous réalisez alors que ce gigantesque capharnaum ou ce que vous perceviez comme tel possede son sens logique de circulation des piétons, et vous êtes précisément dans le mauvais ! Vous sortez du flux les pieds ecrasés par votre manque d'observation, et c'est à ce moment precis (la vie est bien faite, bis !) que vous apercevez les stands de massages à même le trottoir... Inutile de vous décrire le bien-être que vos pieds connaissent lorsqu'une demi-heure plus tard, ils sortent libérés de la sollicitude des masseurs. C'est en sautillant que vous regagnez vos Penates, non sans avoir pris au passage une énorme noix de coco pour en siroter le jus : vous repensez à ces lampes en coco aux formes improbables vues plus tôt, et vous vous confortez dans l'idée que ce fruit est plus agréable à boire qu'à contempler dans son salon, dusse-t-il avoir la forme d'une girafe !

Chiang Mai, 23 Mars 2008